( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé mardi un bénéfice net en baisse de 13% en 2025, à 10,9 milliards d'euros, pénalisé notamment par la surtaxe exceptionnelle imposée aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises.
Cette surtaxe a augmenté de 4 points le taux d'imposition du groupe, a fait savoir LVMH (Louis Vuitton, Dior, Celine, Moët & Chandon, Hennessy...) en publiant ses résultats.
Le chiffre d'affaires du groupe en 2025 a pour sa part baissé de 5%, à 80,8 milliards d'euros, sous l'effet du contexte géopolitique et douanier international, marqué notamment par une conjoncture plus difficile pour les vins et spiritueux.
"Les résultats du groupe sont solides" malgré "une année agitée sur le plan économique et géopolitique", et "2026 ne va pas être très simple non plus", a déclaré le PDG Bernard Arnault, lors de la présentation des résultats.
Pour 2026, "malgré un contexte géopolitique et macroéconomique encore incertain, le groupe reste confiant", indique le communiqué de LVMH.
Si le groupe n'a pas communiqué sur le montant de la surtaxe payée en 2025, il l'avait l'an dernier estimée entre "700 millions et 800 millions d'euros".
La rentabilité du géant français du luxe en 2025 a légèrement baissé, avec une marge opérationnelle courante de 22% contre 23% en 2024.
Les ventes au quatrième trimestre ont elles atteint 22,7 milliards d'euros, en recul de 5% (mais en hausse de 1% hors effets de change).
En 2025, les ventes de la division phare mode et maroquinerie (Louis Vuitton, Dior, Celine, Fendi...) ont reculé de 8% à 37,8 milliards d'euros, malgré une amélioration au second semestre. La marge opérationnelle de la division est de 35%.
Les ventes de vins et spiritueux sont les plus touchées avec une chute de 9% à 20,36 milliards d'euros, plombées par les effets de change auxquels s'ajoute les taxes douanières et une impossibilité d'augmenter des prix déjà élevés pour la clientèle.
Globalement, LVMH note une amélioration de ses ventes sur le second semestre 2025, avec un retour notamment de la clientèle en Asie et aux Etats-Unis.
Sur l'année, les ventes au Japon, marché très important du secteur du luxe, sont elles en recul par rapport à 2024.
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